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Sommaire

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Le droit

Cette page a été modifiée le 23 décembre 2010

Code des marchés public: baisse des seuils

Le Conseil d'Etat a annulé les dispositions du décret du 19 décembre 2008 relevant le seuil de passation d’un marché public sans mise en concurrence ni publicité de 4000 euros à 20 000 euros.

A partir du 1er mai 2010, seuls les marchés de moins de 4000 euros pourront être passés dans ces conditions simplifiées.(11/02/2010)

Dans le cadre du plan de relance de l'économie, le décret n° 2008-1355 publié au JO du 20 décembre avait relevé le seuil de dispense d'obligation de mise en concurrence et de publicité, qui passait de 4 000 à 20 000 €uros. Cette clause est donc aujourd'hui caduque (Mise à jour du 23/12/2010)

Les Marchés publics

L'association des Maires de France met en ligne gratuitement son guide "Marchés publics : guide des bonnes pratiques". Il a pour objet d’accompagner les communes et communautés dans la mise en oeuvre des règles issues de la nouvelle réglementation du code des Marchés Publics applicable depuis le 8 janvier 2004.

Accéder au guide (gratuit)

Quelques guides indispensables

Guide du maire nouvellement élu. Edité par le Ministère de l'Intérieur et accessible gratuitement sur internet, ce mémento guide les nouveaux élus dans leurs prise de fonction.

Circulaire du 27 mars 2002 relative à la mise en oeuvre de la loi n°2002-76 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité

Voir également sur le site de l'AMF

Le Guide du maire

Statut de l'élu intercommunal [05/05/2008] PDF

Statut de l'élu local [05/05/2008]

Guide du président de communauté 2008 [15/04/2008]

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 et le référendum d'initiative populaire

Le texte consacre de nouveaux droits en faveur des citoyens. En effet, un référendum d'initiative populaire pourra être organisé à l'initiative d'1/5ème des membres du Parlement, soutenue par 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales (article 4).

Communication des archives

Le blog Thinking twice fait le point sur les nouvelles dispositions de la loi sur les archives du 15 juillet 2008 et les nouveaux délais de communicabilité tout en précisant la nature du secret qu'ils défendent.

http://thinkingtwice.hautetfort.com/archive/2008/10/01/euh-c-est-quoi-le-secret.html

Publicité sur des supports communaux:

"Rien n'interdit d'utiliser un panneau électronique pour la diffusion de messages publicitaires pour le compte de commerçants de la commune. Toutefois, une telle activité ne saurait constituer un service public et cette prestation doit être effectuée contre rémunération (question écrite de Marie Jo Zimmermann, JO Assemblée Nationale 11 octobre 2005 page 9535 n°66001)

La liste protocolaire

La "liste protocolaire" résulte des dispositions du décret du 16 juin 1907, modifié, dont la récente actualisation a été publiée au J.O. du 22 septembre 1995 (n°221), décret n°95-1037. Ainsi dans tous les départements, à l’exclusion de Paris, lorsque les membres des corps et les autorités assistent aux cérémonies publiques, ils y prennent rang dans l’ordre de préséance suivant : le préfet, les députés, les sénateurs, le président du Conseil régional, le président du Conseil général, le maire de la commune dans laquelle se déroule la cérémonie, les représentants au Parlement européen et ainsi de suite jusqu’à trouver en 26ème position les conseillers municipaux et en dernière position (33ème) le secrétaire de mairie.

Les personnalités sont placées côte à côte. La personnalité à laquelle la préséance est due prend place au centre. Les autres invités sont placés alternativement à la droite de la personne du centre, puis à sa gauche jusqu’à remplir les fauteuils.

Lorsque une réception est à l’initiative du maire, il en est l’hôte et occupe de la première place de droite. Le décret 95-811 va d’ailleurs dans ce sens, en donnant au maire une préséance qui appartenait jusqu’alors au préfet : c’est désormais le maire qui accueille une personnalité importante en visite sur la commune.

Chaque Préfecture en dresse une liste protocolaire nominative à l’échelon local qu’elle tient à la disposition des collectivités.

Voir par exemple la liste protocolaire du département de Côte d'Or

Pour plus de renseignements en matière de protocole, on se réfèrera au blog http://www.protocole.over-blog.fr/

Les journalistes municipaux n'ont pas droit à la carte de presse

Le sujet du statut a été abordé aux assises du journalisme qui viennent de se tenir du 21 au 23 Mai 2008 à Lille.

Employés par la ville, les “journalistes municipaux” ne répondent donc pas à la clause de conscience imposée par la charte du journalisme. Ils sont plus de 5000 dans ce cas-là: Un obstacle à l’attribution de la carte de presse.

En savoir plus

Droit de réponse en ligne, comment ça marche ?

(Mode d'emploi. Arnaud Devillard , 01net., le 08/11/2007 à 10h00)

Prévu dans la Loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004, le droit de réponse sur Internet vient d'être précisé par décret d'application. Chacun peut réagir à une mise en cause ou à une accusation diffusée dans les médias. C'est le droit de réponse. Cette notion s'applique aussi au Web. Depuis la mise en oeuvre de la Loi pour la confiance dans l'économique numérique en juillet 2004, le paysage de l'Internet a pas mal changé. Au paragraphe IV de son article 6, le texte prévoit un mécanisme de droit de réponse calqué sur le droit de la presse. Sauf qu'Internet est un média un peu particulier et qu'en outre, à l'époque, les blogs et les « wiki », permettant à tout un chacun, ou presque, de réagir voire d'intervenir sur un texte en ligne, n'existaient pas. C'est en tenant compte de cette réalité que le décret d'application publié au Journal Officiel du 26 octobre 2007 a été conçu. En huit articles, il précise quand on peut exercer un droit de réponse, ou, selon quelle procédure, comment il doit être publié, etc.

Lire le détail

Comment lutter contre une atteinte à sa réputation sur internet?

La « cyber-réputation » est aujourd’hui devenue essentielle, et les risques de publications abusives ont augmenté avec l’avènement de l’Internet communautaire. Vincent Dufief, avocat au Barreau de Paris spécialisé en droit pénal des nouvelles technologies et en droit de la vie privée, fait le point sur les moyens juridiques à la disposition des victimes.

Lire

Le loi du 27 février 2002 sur la démocratie de proximité

Le gouvernement JOSPIN est à l'origine de la loi sur la Démocratie de proximité du 27 février 2002 qui s'inspire des travaux de la commission " Mauroy " sur l'avenir de la décentralisation. Cette loi comprend des mesures pour renforcer les moyens d'expression des citoyens, les droits de l'opposition mais également des dispositions relatives au statut de l'élu local.

La présentation de la loi sur le site Vie Publique

Voir le document de vulgarisation de l'AMF

La circulaire du ministère de l'intérieur

L'enquête sur l'application de la loi réalisée pour Cap Com 2003

Le droit à l'image

Pour les personnes

Le fait de reproduire l'image d'une personne sans avoir eu son autorisation est interdit (Article 9 du Code Civil). Dès lors qu'une personne est identifiable, il n'est pas nécessaire de démontrer le moindre préjudice. Si des personnes sont reconnaissable il est impératif de demander leur autorisation (écrite) pour la publication de la photo (ou celle du représentant légal s'il s'agit d'enfants).

Cependant, la jurisprudence a mis deux réserves au principe énoncé.

1) S'agissant d'une réunion publique ou d'une manifestation collective dans un lieu public, la publication d'une photo est possible dès lors que le cliché n'est pas centré sur une personne. A noter qu'une rue, une place et même une plage sont considérés comme espaces publics (TGI Paris 18 mars 1971)

2) De même une personne publique (élu, acteur, sportif...), dans l'exercice de ses fonctions, ne peut s'opposer à la publication afin de satisfaire "au besoin légitime d'information du public" (TGI Nanterre 6 Avril 95).

Pour les biens

Le propriétaire d'un bien a un droit absolu sur l'image de ce bien. Il est donc nécessaire de demander l'autorisation de diffusion de la photographie.

Ainsi la compagnie Eiffage du viaduc de Millau (CEVM) a demandé par voie d'huissier à un magazine aveyronnais le retrait de la vente d'une publication consacrée au plus haut ouvrage d'art du monde. Dans un courrier adressé à Aveyron Magazine, le 22 juin 2007, le directeur d'exploitation du viaduc de Millau rappelle que sa société "dispose des droits exclusifs d'utilisation de l'image" de l'ouvrage long de 2,46 km et culminant à 270 m au dessus du Tarn.

Moralité, lorsqu'une collectivité contribue au financement d'un ouvrage (ne serait-ce qu'en finançant les routes d'accès comme dans le cas d'espèce), il sera prudent de prévoir par convention les conditions d'utilisation des droits à l'image.

Les droits d'auteur

Le droit d'auteur s'exerce dans certaines limites. Notamment, les droits d'auteur s'éteignent 70 ans après la mort de l'auteur. On trouvera sur le site de Maître EOLAS les détails de la loi et de son application.

http://www.maitre-eolas.fr/2009/02/20/1321-les-droits-d-auteur-pour-les-nuls

Voici la liste des organismes chargés de veiller sur les intérêts des auteurs

Sociétés de gestion collective des droits classées par thèmes

(26/03/2009)

La Communication en période préélectorale

Un petit memento

Ces restrictions concernent toutes les élections, nationales et locales, à l'exception des élections partielles.

Période précédant le premier jour du mois de l'élection

Interdit

Autorisé

Obligatoire

1 an

Le local attribué à l'opposition municipale est destiné à préparer le travail sur les délibération. Il ne peut pas servir de permanence électorale

Sont interdits les dons des personnes morales aux candidats, à l'exception de ceux des partis politiques

Le candidat à une élection ne peut recueillir de fonds en vue de son financement que par l'intermédiaire d'un mandataire

6 mois

Est interdite, sur son territoire, toute campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité intéressée par le scrutin
(Code électoral L52-1 alinéa 2)
Deux critères permettent de déterminer les évènements concernés:
1) Est-ce que l'opération de communication concernée pésente ou non un caractère habituel?
2) Concernant les publications, s'agit-il d'un contenu de pure information, ou au contraire son contenu peut être rattaché à l'élection?

Un document financé sur le compte de campagne du candidat peut vanter ses réalisations
(loi du 3 janvier 2001)

Le magazine municipal doit respecter le principe de neutralité. Il en est de même pour le droit d'expression de l'opposition

3 mois

Aucun numéro d'appel téléphonique ou télématique gratuit ne peut être porté à la connaissance du public par un candidat ou une liste de candidat à leur profit
(Code électoral L50-1)

Tout affichage relatif à l'élection est interdit en dehors des emplacements réservés par l'autorité municipale, sous peine d'amende
(Code Electoral L51)

Est interdite toute publicité commerciale par la voie de la presse ou des moyens de communication audiovisuelle à des fins de propagande électorale
(Code Electoral L52-1)

Le marketing téléphonique est autorisé

Les sites internet

Les articles de presse favorables à un candidat

La publicité par voie de presse pour solliciter des dons destinés au financement de la campagne du candidat

Pendant la campagne électorale

Tracts

La publication de sondages est interdite la veille et le jour du scrutin
(loi du 19/02/2002)

Affichage des candidats autorisé seulement sur les panneaux électoraux officiels

 

 

Les comptes de campagne

Voir l'article L52-11 du Code électoral sur Légifrance en ce qui concerne les plafonds de dépenses.

http://www.legifrance.gouv.fr/html/index.html

Voir également le site de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui expose la règlementation de façon détaillée.

http://www.cnccfp.fr/

Pas de blogs de campagne sur les sites de médias!

La Commission des comptes de campagne a fait savoir, le 7 juin, que les candidats aux législatives prennent un risque en tenant des blogs de campagne sur des sites de médias. Ils pourraient en effet voir invalider leurs comptes de campagne, ce qui pourrait les priver de tout remboursement de leurs frais, voire entraîner l'invalidation de leur élection. Avoir un blog sur ce type de site "peut s'apparenter à un don de personnes morales de la part du média, ce qui est interdit", a expliqué une porte-parole de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

L'Express.fr, qui avait invité Najat Vallaud-Belkacem (PS), Marielle de Sarnez (MoDem) et Arno Klarsfeld (UMP), tous trois candidats aux législatives, à tenir des blogs sur son site, a été le premier à faire les frais de cette doctrine de la Commission. «L'Express» a jeté l'éponge et fermé mardi ces blogs en déclarant le regretter. (La Gazette 8/06/2007)

Le droit applicable à nos sites internet

Connaissez-vous les spécificités juridiques liées à la création et à l'exploitation d'un site internet?

Pour connaître en détail les règles, droits et usages de l'internet, rendez-vous sur le site Droit du net.

http://www.droitdunet.fr/

Le journal de la collectivité

La publication d'un journal par une collectivité relève de la loi sur la presse du 29 juillet 1881. Cependant cette liberté fait l'objet d'une jurisprudence spécifique détaillée dans la réponse ministérielle du 5 septembre 2006.

Ainsi, répondant au député Eric Raoult sur les règles régissant les bulletins municipaux d'information, le ministre délégué aux collectivités territoriales indique que:

"L'information dispensée par une collectivité territoriale sur les affaires relevant de sa compétence constitue une mission de service public (CE, 10 juillet 1996, n° 140606). À ce titre, le contenu des messages diffusés, quel qu'en soit le support, doit rester dans les limites des attributions légales détenues par le responsable de l'information de la collectivité en cause (CE, 11 mai 1987, n° 62459, Divier). Ainsi, le juge administratif a annulé une décision d'un maire de publier dans le journal municipal un éditorial exclusivement consacré à des questions de politique nationale et totalement étranger à la gestion municipale (TA de Lyon, 6 octobre 1992, Lavaurs). Dans le même sens, la décision du président d'un conseil général de diffuser un document de propagande électoral en vue d'un scrutin national est illégale (CE, 25 avril 1994, n° 145874). À la lumière de la jurisprudence, il ressort que la politique de communication d'une commune doit être guidée par l'intérêt local. Il appartient aux préfets, dans le cadre du contrôle de légalité qu'ils exercent sur les actes des autorités communales, d'apprécier le caractère litigieux des publications et de donner les suites qui s'imposent le cas échéant en déférant au juge administratif les décisions de publier des articles traitant de sujets étrangers aux affaires de la commune et relevant de l'État ou d'autres collectivités territoriales. Par ailleurs, tout contribuable de la commune pourrait avoir intérêt à saisir le juge administratif s'il estime que l'utilisation des deniers communaux n'est pas conforme au critère de l'intérêt local que les publications de la commune doivent respecter." Rép.min. à Q.E. n° 97804, J.O.A.N. du 5 septembre 2006

Le dépôt légal

Le dépôt légal est l'obligation pour tout éditeur, imprimeur, producteur, distributeur, etc..., de déposer chaque document qu'il édite, imprime, produit à la BnF ou auprès de l'organisme habilité à recevoir le dépôt en fonction de la nature du document. Le dépôt légal à la BnF est organisé pour permettre la collecte et la conservation des documents de toute nature afin de constituer une collection de référence consultable dans les salles de la bibliothèque, la constitution et la diffusion de la Bibliographie nationale française.

www.bnf.fr

Le journal - Expression de l'opposition

Deux textes sont applicables:

Dans les mairies

Article L2121-27-1 du Code général des Collectivités territoriales - Créé par Loi n°2002-276 du 27 février 2002 - art. 9

Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur.

Dans les Conseils généraux

Article L3121-24-1 du Code général des Collectivités territoriales - Créé par Loi n°2002-276 du 27 février 2002 - art. 9

Lorsque le département diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil général, un espace est réservé à l'expression des groupes d'élus. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur.

Qui peut être directeur de la publication?

En vertu de l’article 6 de la loi du loi du 29 juillet 1881 sur la presse, le directeur de publication est obligatoirement le représentant légal de l’entreprise éditrice, c'est à dire le maire ou le président dans une collectivité.

Il existe cependant une exception si le maire ou le président de la collectivité est parlementaire. Le second alinéa précise dans ce cas que le directeur de la publication doit être choisi au sein des membres de l’assemblée délibérante.

Quel est le taux de TVA applicable à nos périodiques?

Ref: articles 256 et 298-8 du code général des impôts.

1) Réalisation du périodique

Le taux de 5,5% s'applique sur les travaux de composition et d'impression (y compris la livraison), mais uniquement pour les écrits périodiques.

Attention cependant, les travaux relatifs à la conception du document (Rédaction, pubs et photos) sont taxés au taux plein de 19,6%, de même que la mise sous plis et le routage.

2) Si le périodique en question est vendu, le prix de vente est taxable à 2,1% en métropole et à 1,05% dans les DOM TOM sous réserve de bénéficier d'un numéro de Commission paritaire.

A noter: Si vous avez payé 19,6% au lieu de 5,5%, il est possible de recouvrir le trop versé de TVA. Il est possible de le faire pour les deux dernières années civiles, y compris l’année en cours. Il est cependant nécessaire de demander aux fournisseurs de refaire les factures au taux de 5,5%. Dès l'obtention de ces pièces, il faut réclamer au Trésor public le trop versé de TVA.

Est-il possible d'obtenir un numéro de commission paritaire?

ATTENTION : la CPPAP (commission paritaire des publications et agences de presse) ne prend pas en compte les magazines municipaux dans ses registres. La gratuité du support étant un des motifs rédhibitoires de refus d'admission au régime économique des publications demanderesses. Sauf si vous faîtes payer votre édition !

Toutes les réponses sur le site de la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP)

http://www.cppap.fr/

Quel délai pour l'acheminement des bulletins municipaux par La Poste?

Question écrite n° 03072 du sénateur Jean-Michel Baylet (Tarn-et-Garonne - RDSE) publiée dans le JO Sénat du 10/01/2008 - page 59 M. Jean-Michel Baylet attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi sur le problème des délais d'acheminement des Bulletins municipaux par La Poste. En effet, ces documents, utiles à la vie démocratique locale, connaissent un traitement identique aux routages publicitaires commerciaux. Il en résulte des délais de distribution particulièrement longs ne permettant pas d'informer instantanément les administrés. Les élus constatent parfois trois semaines entre la signature du contrat et l'ordre de distribution. Afin de permettre un meilleur fonctionnement du service public et contribuer à une diffusion rapide des informations municipales, il lui demande ce qu'elle envisage comme mesure réglementaire efficace.

Réponse du Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi * publiée dans le JO Sénat du 23/10/2008 - page 2116 L'offre « Municipost » a été élaborée en 2004 afin de répondre spécifiquement aux besoins de communication des petites communes de France, notamment en ce qui concerne la diffusion des bulletins municipaux. Cette offre de communication non adressée de proximité comporte deux produits : « Municipost standard » et « Municipost Plus », qui cible également les boîtes aux lettres sur lesquelles est apposé un autocollant « Stop ». La signature, le dépôt et la facturation sont effectués simultanément au guichet de n'importe quel établissement postal du département de diffusion. Cette procédure a été mise au point en collaboration avec la direction générale de la comptabilité publique. Toute collectivité locale peut, en outre, bénéficier d'un règlement différé sur simple demande. Dans ces conditions, la facture est émise après distribution du bulletin municipal. Bien évidemment, il existe un délai incompressible de quelques jours nécessaires aux traitements logistique et informatique. Dans le cas général, la commune peut contracter avec le centre de distribution jusqu'au mercredi midi précédant la semaine de diffusion, soit 3 jours ouvrés avant le lundi du début de distribution. Pour une contractualisation auprès d'un autre établissement postal du département, le délai est porté à 6 jours ouvrés. Pour les communes de plus de 6 000 habitants, La Poste propose deux offres spécialement adaptées : « Geo » et « Geo Public Plus ». « Geo » permet d'atteindre toutes les boîtes aux lettres accessibles de la commune et « Geo Public Plus » permet, en outre, l'accès aux boîtes aux lettres « Stop-pub ». Dans tous les cas, les mairies peuvent obtenir toutes les précisions utiles auprès de leur interlocuteur courrier habituel.

Communication financière

Que dit la loi?

1 - Le débat d'orientation budgétaire

Le débat d’orientation budgétaire est obligatoire pour les communes de 3 500 habitants et plus (article L.2312-1 du Code général des collectivités locales (CGCT), les conseils généraux (article L.3312-1 du CGCT), les conseils régionaux (article L.4311-1 du CGCT), les EPCI comprenant au moins une commune de 3 500 habitants ou plus (article L.5211-36 du CGCT). Les établissements publics administratifs (par exemple, le centre communal d’action sociale) des communes de 3 500 et plus (article L.2312-1 du CGCT) doivent également organiser un tel débat.

Il doit être organisé dans les deux mois (dix semaines pour les conseils régionaux) précédant l’examen du budget.

2 - Les documents mis à la disposition du public

Les budgets de la commune restent déposés à la mairie et, le cas échéant, à la mairie annexe où ils sont mis sur place à la disposition du public dans les quinze jours qui suivent leur adoption ou éventuellement leur notification après règlement par le représentant de l'Etat dans le département. Le public est avisé de la mise à disposition de ces documents par tout moyen de publicité au choix du maire.

L'article L.2313-1 du Code Général des Collectivités précise également de quels documents il s'agit:

Voir sur Legifrance

3 - Les ratios qui doivent être publiés

Dans les communes de 3 500 habitants et plus, les documents visés au 1º font l'objet d'une insertion dans une publication locale diffusée dans la commune. Il s'agit des ratios suivants, énumérés à l'article Article R2313-1 du Code Général des Collectivités locales:

1º Dépenses réelles de fonctionnement/population ;
2º Produit des impositions directes/population ;
3º Recettes réelles de fonctionnement/population ;
4º Dépenses d'équipement brut/population ;
5º Encours de la dette/population ;
6º Dotation globale de fonctionnement/population.
Dans les communes de 10 000 habitants et plus, ces données comprennent en outre les ratios suivants :
7º Dépenses de personnel/dépenses réelles de fonctionnement ;
8º Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal et, le cas échéant, coefficient de mobilisation du potentiel fiscal élargi ;
9º Dépenses réelles de fonctionnement et remboursement annuel de la dette en capital/recettes réelles de fonctionnement ;
10º Dépenses d'équipement brut/recettes réelles de fonctionnement ;
11º Encours de la dette/recettes réelles de fonctionnement.
Dans les communes touristiques qui bénéficient de la dotation forfaitaire dans les conditions fixées au troisième alinéa de l'article L. 2334-7, les données synthétiques comprennent également le nombre de résidences secondaires.

A signaler le livre de Dominique MEGARD et Bernard DELJARRIE ("La Communication des collectivités locales" Editions Dexia 9,5€) pages 71 à 79)

Mettre un panneau publicitaire visible de l'autoroute

Les dispositions du décret de 1980 ont pour effet d'interdire les dispositifs publicitaires non lumineux scellés au sol ou installés sur le sol s'ils sont visibles d'une autoroute ou d'une bretelle, que celles-ci soient en ou hors agglomération. En revanche, les dispositions précitées n'interdisent ni les enseignes ou préenseignes dérogatoires, ni les dispositifs lumineux, ni les supports muraux, ni les supports installés en terrasse ou sur toitures, alors même qu'ils seraient visibles depuis une autoroute. Dans ces conditions, le second alinéa de l'article 9 du décret de 1980 n'interdit pas de manière générale et absolue les dispositifs publicitaires visibles depuis les autoroutes. Compte tenu de l'objectif de protection du cadre de vie en vue duquel elles ont été prises, les dispositions de cet article ne portent pas une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie. (Conseil d'Etat, 27 juillet 2005, n° 261949, Société PLM Affichage)

http://www.rajf.org/article.php3?id_article=3311

 

 

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